JEAN COCTEAU MENTON

INFO CORONAVIRUS / COVID-19

Conformément aux mesures de déconfinement annoncées par le Premier Ministre, le musée du Bastion rouvrira ses portes au public prochainement selon des horaires aménagés.
Des mesures sanitaires seront mises en place afin d’assurer la sécurité des visiteurs et du personnel.
La date de réouverture sera annoncée dès que le musée obtiendra l’autorisation de la Préfecture.

Vous pouvez d’ores et déjà découvrir l’exposition grâce à la visite virtuelle du musée du Bastion accessible sur ce site.

In accordance with the measures for the progressive easing of lockdown announced by the Frech Prime Minister, the Bastion museum will reopen its doors to the public soon, with modified hours.
Sanitary measures will be implemented to ensure visitors and staff safety.
The date for reopening will be announced on receiving authorisation to open from the Préfecture.

You can now discover the exhibition through the virtual tour of the Bastion museum available on this website.

Jean cocteau et le Festival de musique de Menton


Jean cocteau en 1961 au Festival de musique de Menton

Service des archives de la Ville de Menton


Jean Cocteau - Orphée au violon Jean Cocteau - Affiche du Festival de musique de Menton, 1956

Au mois d’août 1955, Jean Cocteau assiste au Festival de musique de Menton et y fait la connaissance du maire Francis Palmero. On en lit un souvenir ému dans son journal :

« Au milieu de l’ignoble vulgarité de notre époque, c’est une grande surprise que le spectacle du festival de musique à Menton. Rien ne peut s’imaginer de plus étrange. On arrive par des marches en pente douce dans une gigantesque chicane de lumière, d’ombres, de façades riches et de façades pauvres, à l’italienne.

La cathédrale, sa flèche vue par en dessous, des escaliers à pic vers d’autres architectures religieuses et une arche géante reliant des maisons à volets vert pâle où vivent des familles ouvrières dont les fenêtres deviennent des loges de théâtre. […] Le maire m’a fait prendre place à sa droite.

Il n’y avait ni snobs, ni canaille. Une foule respectueuse et silencieuse écoutait les Quatre Saisons de Vivaldi. L’acoustique est celle d’une salle de rêve où les murmures de la rue et de la mer nourrissent en quelque sorte le silence et le font vivre.

Après le concert, le maire nous recevait au club de tennis. Tout cela d’un luxe et d’une simplicité dont on n’a plus la moindre idée. »

L’année suivante, à la demande du maire, l’artiste dessine l’affiche de la nouvelle édition du Festival et les premières esquisses des décors de la future salle des mariages.