Le Parcours Muséographique

 
Affiche de l’exposition

D’après Raoul Dufy, Le casino de la jetée-promenade à Nice, 1946
© ADAGP, Paris 2017

Raoul Dufy, les couleurs du bonheur

Une collection particulière

Du 20 mai au 9 octobre 2017

Ce ne sera pas la première fois que Raoul Dufy se pose sur le rivage de Menton et endosse ses couleurs. En 1951, sous la présidence d’honneur d’Henri Matisse, la « Première Biennale de peinture de France » à Menton lui est déjà consacrée et l’artiste participe, en outre, à la conception de l’affiche en collaboration avec Kostia Terechkovitch. La Biennale de 1953 est dédiée à Rouault, celle de 1955 à Matisse.

Quel meilleur hommage à rendre à Jean Cocteau que de l’associer à l’un de ses contemporains : Raoul Dufy. Comme le poète, cet artiste était un touche-à-tout de génie.

L’exposition présente sur près de 600 m2 une collection qui regroupe tous les thèmes chers à Dufy : régates, concours hippiques, décors, fêtes, fleurs, paysages…
Elle montre tous les domaines qui ont participé à son acte de création : peinture, aquarelle, dessin, gravure sur bois et aussi croquis destinés aux tissus imprimés en collaboration avec le couturier avant-gardiste Paul Poiret et la maison Bianchini-Férier.

Près de 300 œuvres sont données à voir. À celles-ci s’ajoutent les céramiques prêtées par la Galerie Landrot, ainsi que des œuvres des musées de Nice, Menton…

Louis Vauxelles écrivait :
« Dufy est un bienfaiteur. En un temps où l’on vit dans l’angoisse du lendemain, où les gazettes sont pleines d’affreuses tueries, voici le chantre de la joie, le peintre de la grâce légère, de la fraîcheur, de l’allégresse. La vue d’une toile de Dufy, d’une de ses aquarelles où se marient les tons les plus vifs, les plus chantants, les plus rares, où les trouvailles chromatiques et les audaces d’harmonie sont aussi raffinées que chez Matisse, nous réconforte, nous console, écarte de notre pensée les tristesses du réel. »

Plan de l’exposition

1. Les marines
2. Parcs et paysages
3. Musique
4. Fleurs
5. Chevaux
6. Naïades
7. Le Bœuf sur le Toit
8. Décors et projets
9. Dufy et la mode

Les marines

Né au Havre, au bord de l’océan, Raoul Dufy conservera ce regard propre aux habitants des rivages. Fasciné par l’étendue bleue, les régates, le scintillement du soleil sur l’eau, il peindra sans relâche ce motif, prétexte idéal à ce glissement de la couleur sur le dessin si représentatif de son art de peindre.

Parcs et paysages

Parcs, jardins, campagnes, villes, cours d’eau autant de modèles qui s’offrent au regard de l’artiste. Ils passent par le filtre de son inspiration. Arbres, bosquets, chemins et grilles sont traités en arabesques et boucles d’un trait rapide, transparence dans l’aquarelle, velouté dans la peinture.

Musique

Issu d’une famille de musicien et jouant lui-même de l’orgue, le thème de la musique est très présent dans l’œuvre de Raoul Dufy.
Ses toiles rendent hommage aux grands musiciens classiques : Bach, Mozart et Debussy. Les orchestres, qu’il a peints en mouvement, parviennent à transmettre toute la sensibilité de la musique.

Fleurs

S’il fallait choisir un motif comme emblème de l’œuvre pour étoffe de Dufy, la fleur, et plus particulièrement la rose, s’imposerait. D’abord stylisée à La Petite Usine, à partir d’un dessin de Paul Iribe pour la griffe Poiret, elle s’épanouit et la rose donnera rapidement naissance à des lys, arums, liserons, amaryllis, asters, coquelicots, marguerites et autres bleuets ou althaeas.

Chevaux

Le thème des courses hippiques est inauguré dès la phase cézanienne avec le Paddock de 1913 où se lisent ses préoccupations de structure et d’agencement des formes au détriment de la couleur. Les champs de courses, les paddocks et les élégantes qui s’y montrent sont des motifs récurrents

Naïades

Le thème de la baigneuse et de la naïade, largement développé par Raoul Dufy dans ses céramiques dont elles épousent la forme galbée, prend une part importante dans l’œuvre de l’artiste, tant ses vues d’atelier que de bords de mer oniriques.

Le Bœuf sur le Toit

Jean Cocteau, auteur de l’argument imaginé sur une musique de Darius Milhaud, conçoit un spectacle, dont Dufy devient le créateur des décors. Spectacle complet de musique sur un rythme brésilien, où participent des personnages loufoques et décalés.

Décors et projets

La fée électricité
L’Exposition de 1937 est placée sous le signe de la lumière. Par cette œuvre majeure, Raoul Dufy présente aux visiteurs de l’époque, un hymne à la nature et à la technologie, mêlant l’histoire humaine de l’Antiquité à nos jours placée sous les auspices des Dieux de la mythologie classique. Décoration pour le bar-fumoir du Palais de Chaillot
Pour cette même exposition, Raoul Dufy reçoit une commande de la décoration murale pour l’hémicycle du bar-fumoir du Palais de Chaillot. Le thème (...)

Dufy et la mode

Paul Poiret crée une société qui sera nommée La Petite Usine. L’équipe se compose de Dufy à la création des motifs et du chimiste alsacien Édouard Zifferlin. Dufy imagine des motifs se répétant sur les longueurs d’étoffes et apprend à équilibrer la composition pour garder une certaine lisibilité quand le tissu pare le corps en mouvement du modèle.
L’imagerie populaire, l’art naïf, voire primitif, seront une source d’inspiration pour ses premières impressions. Dufy l’assume (...)

Exposition « Démarche d’un poète »

Séquence « Rêves »

La séquence « Rêves » de l’exposition Démarche d’un poète, présentant des oeuvres de et sur Jean Cocteau issues de la collection du musée, est visible à l’étage sous-sol.
Hors de toute école, Jean Cocteau a construit son propre univers, empli de féerie et de merveilleux.
L’exposition présente son bestiaire fantastique composé de sphinx, de faunes et de licornes. Leurs premières apparitions dans l’œuvre de Jean Cocteau, à la fin des années 1940, relèvent de la poésie graphique. Au début des années 1950, ils (...)