Séquence 3

 

Jean Cocteau, Lancelot, 1938
© ADAGP, Paris 2017

« Retendre la peau des mythes » : la tragédie revisitée

Depuis le début des années 1920, Cocteau poursuit l’idée de renouveler le genre théâtral. S’inspirant des grands mythes de l’Antiquité et de la tragédie grecque, il est à l’origine avec quelques autres, comme Copeau, Dallou, Jouvet, Pitoëf, d’un théâtre moderne qui s’éloigne du théâtre classique et surtout s’oppose au théâtre de boulevard alors en vogue.

Les Chevaliers de la Table Ronde ou les avatars de l’amour et du miroir aux alouettes

Avec Les Chevaliers de la Table Ronde, Cocteau inaugure un cycle d’inspiration médiévale qu’il poursuivra avec les pièces Renaud et Armide et Bacchus. Le personnage de Galaad est interprété par Jean Marais qui vient d’être découvert par Jean Cocteau. Le poète monte lui-même la pièce, dans ses propres décors et sa propre mise en scène, avec des costumes de Gabrielle Chanel.

La Machine infernale, Antigone, Œdipe-Roi, Œdipus Rex

Cocteau réinterprète, à travers les textes et la mise en scène, mais encore à travers les costumes et les décors, l’histoire des grands mythes antiques. Il utilise les personnages mythologiques qui lui sont chers – Œdipe, Antigone, Jocaste – comme prétexte à renouveler, dépoussiérer la scène.